| | | La Bataille des Thermopyles | |
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griffindark Remueur de Fumier

 Nombre de messages: 3598 Age: 30 Date d'inscription: 23/09/2005
 | Sujet: La Bataille des Thermopyles Sam 9 Déc - 16:21 | |
| [HRP] Ma première histoire RP Tirée d'un fait historique, revisité à ma sauce, néanmoins certains personnages ont vraiment existé, et participé. Voilà les deux premiers chapitres, le troisième n'ayant pas encore été mis en forme pour le forum. [/HRP]La Bataille des ThermopylesI Le Congrès de CorintheNous sommes en 481 avant Jésus-Christ, dans la Grèce Antique, berceau de la civilisation Latine et de la démocratie. Les Perses de Darius ont été repoussés dans leur royaume lors de la première guerre Médique, il y a de cela 9 ans, en l’an –490. Darius prépara sa revanche durant 5 longues années, avant de mourir sans pouvoir l’accomplir. C’est alors son fils, Xerxès Ier qui monta sur le trône du plus grand empire du monde Antique et qui poursuivit l’œuvre de son père, ayant pour but l’accomplissement de son rêve, l’anéantissement des Cités grecques et l’asservissement de la Grèce. Face à ses préparatifs, les Cités ne restent pas immobiles et un congrès est organisé à Corinthe, c’est alors Sparte qui préside le conseil. Les Grecs coalisés désignent alors à la fin de l’automne deux chefs de guerre. Ces deux derniers sont des Spartiates, le roi Léonidas Ier aura la charge de l’armée sur terre et c’est le général Eurybiade qui se vit assigner le commandement des trières des coalisés._« Mon roi, une missive pour vous, de la part de notre Ambassadeur au congrès. » _ « Bien, quand est-elle arrivée ? » demanda le souverain._ « A l’instant Altesse, le messager descend à peine de son cheval. »Il tendit alors la missive au roi de Sparte, Léonidas Ier.
Léonidas brisa le sceau de son ambassadeur et déroula la missive. Après quelques instants, il se tourna vers son général en chef, un dénommé Parménion :_ « Il nous faut des vivres Parménion, beaucoup de vivres, sers toi au trésor et prends ce qui te semble nécessaire pour nourrir 10000 hommes pendant un mois de campagne. Je suis désigné par le congrès pour diriger nos hoplites et les troupes fournies par les autres cités. » Il marqua une pause avant de continuer : «Fais envoyer des courriers aux cités qui nous enverront des hommes, elles sont inscrites ici, leurs hommes doivent être là sous 30 jours, équipés et prêts à défendre la Grèce. » _ « Il en sera fait ainsi » Répondit le jeune général, avant de s’emparer de son casque posé sur le bureau en bois d’olivier et de tourner les talons.
Les hoplites de Sparte eurent 30 jours pour faire leurs adieux à leurs familles, et à la cité qu’ils servaient avec honneur. Tous promirent de ne revenir que vainqueurs ou portés sur leurs boucliers. Ainsi étaient les soldats de Sparte, les meilleurs soldats du monde Antique. Ces 30 jours, en revanche furent pleinement mis à profit par la logistique des officiers de Léonidas, qui durent réunir le ravitaillement nécessaire, mais aussi promouvoir de nouveau officiers qui dirigeraient les formations étrangères, Léonidas avait ordonné que chaque corps d’armée soit placé sous la direction d’un Spartiate formé par la cité, fidèle à la cité, et qui exécuteraient les ordres de son roi à la perfection. Enfin, le jour du départ :_ « Mon aimée, nous partons dans 7 heures, la cité sera sous tes ordres jusqu’à mon retour, puisse t’il être dans un avenir proche… » Léonidas était soucieux et sa reine, Gorgô l’avait compris. Elle était fière mais aujourd’hui, ses yeux brillaient et son cœur refusait de voir ainsi partir son roi._ « Je sais quel est ton devoir, et je sais que tu accompliras ton destin quelle que soit l’armée qui se dressera devant toi, mais je ne peux m’empêcher de trembler en pensant aux jours sombres que je vois se profiler dans le lointain. Reviens moi vite, Sparte a besoin de toi pour la guider, et j’ai besoin de toi. »Léonidas s’adressa alors à la reine de Sparte en ces termes :_ « Je reviendrais vainqueur, ou ne reviendrais pas, mais crois que je ferais de mon mieux pour survivre aux temps troublés qui s’annoncent. Si nous n’étions rien, nous pourrions fuir pour échapper aux ténèbres, mais tu es reine et je suis roi, nous nous battrons pour la survie de Sparte, et pour la gloire éternelle de la Grèce.» Ces derniers mots furent suivis d’une dernière étreinte, puis Léonidas quitta ses quartiers pour rejoindre ses officiers avant la harangue aux troupes et le départ pour la Thessalie, où selon les dernières nouvelles les troupes de Xerxès avaient établie leur tête de pont. Entouré de ses officiers, le roi de Sparte attendait ses hoplites, il restait peu de temps avant l’heure donnée, mais il savait pertinemment que chacun serait à son poste à l’heure précise, en formation de combat. Léonidas se tourna vers un jeune général, un nouvellement promu et très prometteur du nom de Xénophon : _«Encore combien de temps avant leur arrivée ? _ Moins de 5 minutes Altesse, mais ils seront à l’heure. » Enfin, les premiers rangs de soldats arrivèrent, toutes les portes des maisons de la cité claquèrent, les soldats se rejoignirent dans les grandes artères de la cité, formant un flot ininterrompu qui déboucha sur la plaine et se rangea sans attendre en formation, un geste répété des milliers de fois depuis le début de leur formation, dès leurs 12 ans à la caserne. Tous furent en place à l’heure dite, les officiers montèrent à cheval pour rejoindre leurs unités alors que les tambours de guerre résonnaient pour le départ. Léonidas monta alors sur sa monture, un hongre blanc à fière allure puis se dirigea vers ses hoplites. Arrivé à portée de voix, il prit la parole d’une voix haute et claire : _ « Spartiates ! Aujourd’hui est le début d’une aventure, une fois de plus nous partons au combat, mais aujourd’hui, oui aujourd’hui notre objectif est plus noble que jamais, aujourd’hui, nous partons défendre la Grèce, nous nous rassemblons pour préserver l’avenir de nos femmes, de nos enfants, et de notre Cité ! » Il marqua une pause avant de reprendre, sur un ton plus enflammé que jamais, le soleil brillait sur son armure finement ouvragée, et son casque, à la différence de ses soldats, était non en bronze mais en argent, surmonté dune crête écarlate : « Nous allons rejoindre les armées envoyées par les cités voisines, elle stationnent à cinq heures de marche d’ici, mais n’oubliez jamais, ce sont nos frères, mais nous sommes les meilleurs, je veux vous voir le prouver à chaque instant sur le champ de bataille ! Marchons mes frères ! » Il fit volte face, cabrant son cheval, sabre au clair et derrière lui les tambours retentirent, les ordres de marche hurlés par les officiers mirent en branle les 4700 hoplites lourds et la garde royale, forte des 300 hommes les plus talentueux de la cité, les Hoplites Spartes, ceux dont le nom faisaient frémir l’adversaire au combat prirent la tête de l’armée, derrière leur roi. La cité disparut derrière un nuage de poussière et dans le cliquetis des armes et des boucliers, les spartiates étaient en marche. En tête de l’armée, le roi demanda alors à Parménion : _ « Les Trières d’Eurybiade sont elles prêtes ? _Oui, le rendez vous a eu lieu avant hier, Thémistocle a apporté le plus gros des renforts et la flotte est actuellement au mouillage dans les eaux de l’Artémision. » Lui répondit son général en chef. _ « Des nouvelles des Perses ? _ Aux dernières nouvelles, Xerxès a fait mouvement vers le Sud et vient de mettre Therma à sac, ils partent apparemment pour la plaine Trachinienne, leur flotte en revanche est toujours immobile. » Termina Parménion. Le soleil rendait la marche difficile à vivre pour les fantassins, chargés de leur matériel, et surtout de leur célèbre bouclier ovale, frappé du blason de Sparte. Léonidas se tût, pensant aux batailles à venir, aux veuves que la guerre laisserait derrière elle, c’était un roi guerrier, et un stratège hors-pair, mais il ne faisait la guerre que par nécessité et ne prenait aucun plaisir à écraser l’ennemi, à tuer des hommes, fussent-ils Perses. Finalement, environ cinq heures après le départ, les deux armées firent leur jonction, et les officiers spartiates prirent en main les escadrons mis à leur disposition. Léonidas parcourut alors rapidement des yeux les troupes mises à sa disposition afin de repousser les soldats du plus grand empire occidental hors de Grèce : 5000 spartiates dont 300 Hoplites Spartes, 1000 Athéniens dont 300 archers d’élites, 1200 Thébains et 800 mercenaires Thraces envoyés par Thespies. Il manquait de cavalerie, mais pour parer à ce problème stratégique, il n’aurait qu’à choisir un lieu approprié. Le mois suivant fût mis à profit par les troupes pour apprendre aux escadrons à se battre ensemble, chacun suivant les ordres donnés par Léonidas, véritable chef d’orchestre de l’armée grecque. Le roi appris ainsi à discerner les officiers qui lui seraient le plus utiles sur le champ de bataille, ainsi il mit Xénophon à la tête de sa garde, là où il le rejoindrait le moment venu, il confia les archers à un Athénien prometteur du nom de Pélopidas, il laissa le commandement des hoplites Thébains à leur officier, un certain Epaminondas, qui avait fait ses preuves lors de la première guerre Médique, 10 ans plus tôt. Il fit aussi une réorganisation interne aux régiments de hoplites : il plaça les jeunes inexpérimentés en tête, ce sont eux qui subiront les plus lourdes pertes lors des impact entre escadrons, suivis directement des vétérans de 30 à 40 ans, des soldats expérimentés, dont la force n’était pas encore émoussée par le temps puis les soldats de 22 à 30 ans en fin d’escadrons, ces derniers, surmotivés à l’arrière, pousseraient les autres à se battre de leur mieux en attendant que vienne leur tour de se ruer au combat. Un officier ayant déjà servi sous les ordres de Léonidas, Attalus, proposa aussi la fabrication massive de javelot, des armes à distance qui permettraient de réduire le déficit en hommes par rapport à l’ennemi. Après 15 jours, chaque homme était équipé en plus du matériel dont il avait la charge, de 3 javelot à pointe renforcée. Léonidas mit aussi à profit les 30 ingénieurs envoyés par Athènes pour la fabrication de 40 balistes à longue portée de tir. Enfin, un jour de printemps, dans la tente du roi : _ « Mon roi, une missive pour vous ! Ca à l’air important ! » Annonça le garde de faction. _ « Amenez moi sa rapidement dans ce cas. » Lui répondit Léonidas, de l’intérieur de la tente royale. Le soldat passa la porte puis donna le courrier, sans attendre Léonidas l’ouvrit et commença à la lire. _ « Par tous les dieux de l’Enfer ! Nous avons été trop longs, Xerxès a pris possession de la Thessalie et ils se dirigent désormais vers la Piérie. Soldat, allez chercher Parménion, dites lui de préparer l’armée au départ, nous partons demain pour les Thermopyles, nous devons leur barrer le chemin en Béotie. _Il en sera fait ainsi Strategos » dit le soldat avant de s’éloigner au pas de course. L’évocation du titre qu’il avait gagné lors de sa jeunesse en remportant les jeux de stratégie de la cité fit sourire le roi.
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|  | | griffindark Remueur de Fumier

 Nombre de messages: 3598 Age: 30 Date d'inscription: 23/09/2005
 | Sujet: Re: La Bataille des Thermopyles Sam 9 Déc - 16:22 | |
| [HRP] Le deuxième chapitre, le troisième et dernier, un gros roman devrait paraitre sous peu  [/HRP]II La Tempête de l’ArtémisionLes troupes coalisées marchaient depuis plusieurs jours déjà en direction de la plaine Trachinienne, dans l’espoir d’y arriver avant les Perses pour préparer le lieu d’une inévitable bataille. De l’autre côté de la plaine cependant, Xerxès et son armée étaient eux aussi en marche depuis une dizaine de jours et se rapprochaient de leur objectif, sachant pertinemment qu’ils allaient rencontrer l’armée Grecque sur leur chemin. Un soir, sur le navire Amiral de la flotte Grecque, où Thémistocle était invité dans les quartiers d’Eurybiade, un officier vint frapper à la porte de la cabine :_ « Amiral, un courrier pour vous ! » Annonça l’officier au travers de la lourde porte en chêne. Eurybiade interrompit sa conversation et, d’une démarche assurée malgré un roulis qui présageait une tempête alla ouvrir la porte de la cabine : _ « Et bien contremaître, vous m’avez l’air pressé semble t’il » Répondit-il. _ « Le courrier a dit que c’était de première importance, » argumenta le contremaître, le visage baigné de la lueur blafarde que la lune répandait sur le pont arrière. Il tendit l’enveloppe, l’Amiral l’ouvrit et retourna près d’une chandelle pour la lire. Brusquement, son attitude changea du tout au tout : _ « Contremaître, prévenez mon second de faire passer le mot, la flotte Perse se déplace pour rejoindre ses troupes, nous sommes sur son chemin et nous devons prendre du large le plus rapidement possible, nous partons pour Chalcis, c’est un étranglement où il sera impossible de nous prendre par l’arrière. J’oubliais, envoyez un courrier rapide à Léonidas, nous ne pouvons plus assurer ses arrières, forcés de couvrir les nôtres sans attendre. Thémistocle prit la parole :_ « Amiral, si je puis me permettre, nous n’aurons aucun moyen de fuite dans cette impasse, et les trières adverses sont 5 fois plus importantes que les nôtres. » Eurybiade fit volte face : _ « Pensez vous que je n’y ai pas pensé ? J’espère seulement que nous croyant à leur merci ils privilégieront l’attaque sur Léonidas en déposant des troupes sur ses arrières plutôt que de venir s’occuper de nous. _Sauf votre respect, c’est un pari risqué Amiral. » Puis l’Amiral Athénien partit en hâte rejoindre son bâtiment avant le départ. Eurybiade rejoignit sa cabine avant d’étudier les cartes. Si ils mouillent au Sud, sous les falaises, nous avons gagné pensa t’il. Malgré cela, il ne pût s’empêcher de frissonner à la pensée que les Perses viennent réduire sa flotte à néant avant de s’attaquer à l’infanterie Spartiate. Le lendemain, dans l’après midi, la flotte Grecque avait rejoint l’étranglement de Chalcis et voyait passer la gigantesque flotte Perse au Sud de leur position, vers les falaises du cap Sépias. Le temps virait à l’orage et de terribles nuages s’amoncelaient à l’Est. Au vu de la tempête qui s’annonçait terrifiante, l’Amiral ordonna à la flotte de tirer les bateaux sur la plage, et d’amarrer solidement les ceux qui étaient obligés de rester sur l’eau. La nuit fût effrayante pour les marins, la pluie battait les visages, pénétrant les fins vêtements, le froid engourdissait les corps et les esprits. Néanmoins, à quelques encablures de là, plus au Sud, au cap Sépia où les perses avaient jeté l’ancre, la situation était sans commune mesure avec ce que vivait les bienheureux grecs. Les falaises empêchant les navires d’être tirés à l’abri, ces derniers se heurtèrent entre eux pendant toute la durée de l’interminable tempête, et nombre des navires se brisèrent ou se retournèrent, engloutissant marins et soldats, prisonniers dans les flancs des bâtiments engloutis. Le chaos dura trois jours interminables, et emporta avec lui 400 des 1200 navires que comptait à l’origine la fière armada Perse. Plusieurs milliers de marins et soldats de l’Empire de Xerxès ne revirent jamais la lumière du jour. La principale conséquence de ce désastre maritime fût que la flotte Perse était désormais incapable de se diviser pour escorter ses troupes terrestres et combattre la flotte d’Eurybiade. Ce dernier, sur son navire, jubilait : _ « Toutes voiles dehors ! Nous retournons à l’Artémision, nous avons une armée à couvrir ! » Puis au pas de course, il rejoignit sa cabine et les nouvelles concernant les mouvements des Perses. Son second, le corinthien Adimantos l’attendait : _« Capitaine, la flotte adverse s’est divisée, 200 bâtiments chargés de 40000 hommes tentent de nous prendre à revers, mais nous avons le vent pour nous, nous pouvons tenter une attaque rapide pour les décourager. _Sa me semble une idée ingénieuse, téméraire mais ingénieuse. Préviens les hommes, nous partons ce soir, ainsi nous serons sur eux à l’aube. Aussitôt dit aussitôt fait, Adimantos quitta l’Amiral au pas de course, hurlant ses ordres dans le vent matinal. Peu de temps après, les immenses trières se mirent en branle, les avirons frappèrent l’eau dans un grondement alors que les officiers hurlaient sur les rameurs. Après plusieurs heures de navigation nocturne, alors que les premières lueurs du jour faisaient leur apparition au levant, la flotte arriva en vue de l’armada adverse et fondit sans bruit sur les navires encore endormis. Plusieurs bâtiments perses furent embrochés par les éperons des trières grecques et rapidement envoyés par le fond. Cependant, nombre des combats se déroulèrent sur les ponts Perses, les grecs les ayant abordés, le combat se fit sanglant et sans merci, les perses surpris dans leur sommeil n’opposèrent qu’une résistance symbolique aux marins d’Eurybiade qui participa lui aussi à l’abordage, comme n’importe lequel de ses hommes. Une quarantaine de navires profitèrent de l’agitation pour prendre le large, les autres ne réchappèrent pas à la bataille. Une fois le combat terminé, Eurybiade ordonna que les trières fussent brûlées, il ne disposait pas d’assez d’hommes pour les conserver ou les ramener en lieu sûr et ne souhaitait pas qu’elles retombent dans les mains de leurs propriétaires légitimes. Les prémices d’une nouvelle tempête se profilant à l’horizon, la flotte retourna s’amarrer solidement à Chalcis. Les perses survivants tentèrent de rejoindre les leurs, mais la tempête ne leur en laissa pas l’opportunité, et tous sombrèrent avec fracas dans les flots déchaînés par les vents. Thémistocle rejoignit la cabine de l’Amiral : _ « Un beau travail Amiral, et je m’y connaît, désormais, Léonidas n’a plus à craindre d’être pris à revers car l’armada ennemie est trop réduite pour se diviser. » |
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